La Ventriloquie

 

Technique d’illusionniste, la ventriloquie joue sur la difficulté que rencontre l’oreille humaine à localiser la provenance d’un son en l’absence de mouvement. Les lèvres immobiles, détournant le regard du spectateur sur le personnage qu’il manipule, le ventriloque donne l’impression d’éloigner la voix de sa source réelle. Les ventriloques eux-mêmes ont longtemps entretenu le mystère qui auréole la ventriloquie, conservant jalousement leurs secrets.

Aujourd’hui, si elle ne veut pas rester une pratique exotique, la ventriloquie doit s’intéresser au texte dramatique et se forger un répertoire:

la condition sine qua non pour sortir de son cloisonnement.

Depuis peu, de jeunes auteurs du théâtre contemporain se l’approprient et l’intègrent de façon inédite à leurs créations.

En consacrant une exposition à la voix dissociée, le Centre Pompidou contribue à la reconnaissance de la discipline.

La ventriloquie requiert-elle une aptitude particulière ? Tout le monde peut-il devenir ventriloque ? La marionnette est-elle un porte-parole ? Un haut-parleur de l’audace ?

Tels sont les thèmes abordés lors des rencontres organisées autour de mon travail de marionnettiste.

Thèmes que l’on retrouve, entre autres, à peine voilés, dans ”Le journal de Tatayet

M.D.